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PowerVote est, depuis 1997, une plateforme interactive de valorisation des événements professionnels. Et Didier Moulin en est le gérant.

Depuis son bureau londonien, il nous explique ce en quoi consiste sa solution logicielle, ainsi que sa conception du métier de commercial.

 

– Pouvez-vous nous présenter PowerVote, ainsi que votre rôle au sein de cette multinationale ?

Je suis un des associés et cogérants de PowerVote, une entreprise créée en 1997 et implantée dans sept pays, en Europe (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne), en Amérique (Brésil et Mexique) et depuis peu en Asie (Singapour). Nous avons une cinquantaine de salariés répartis entre toutes ces structures.

– Concrètement, qu’est-ce que PowerVote ?

Notre métier, c’est le meeting corporate. PowerVote est une plateforme interactive de valorisation des événements. En France, beaucoup d’entreprises du CAC40, comme L’Oréal, Vinci, Lafarge SA, ou Unibail-Rodamco, font appel à nos services. Au départ, nous ne proposions que des boîtiers de vote électronique à utiliser en réunion ! Et il y a cinq ans, avec la popularisation des applications mobiles et des réseaux 3G et 4G, nous avons décidé de renforcer notre offre.
Aujourd’hui, nous accompagnons nos clients dans la préparation, l’animation et l’analyse de leurs événements professionnels. Pour chacun d’entre eux, nous développons une plateforme dédiée et adaptée. Ce “Facebook privé” est ensuite accessible sur les smartphones, tablettes et ordinateurs personnels des participants. Cela peut se mettre en place assez vite, puisqu’un mois suffit pour l’installer — même si l’idéal pour nous, c’est 2 ou 3 mois avant l’événement.

– PowerVote fonctionne en amont, pendant et après l’événement. Quels sont, à chaque étape, les avantages pour ceux qui font appel à cette plateforme ?

Les grands groupes qui utilisent PowerVote sont très satisfaits de pouvoir, en amont, sensibiliser les participants à leurs événements. Ils peuvent par exemple envoyer un sondage, demander comment ils comptent venir, se renseigner sur les attentes pour adapter ou non leur programme…
Pendant l’événement, il y a une véritable création de valeur ajoutée : les personnes présentes peuvent commenter, réagir, donner leur avis, poser des questions… C’est d’ailleurs beaucoup plus simple de se lancer et de poser une question via une tablette que devant une assemblée de 3 000 personnes !
Après l’événement, les données sont collectées et analysées selon les objectifs des organisateurs. Cela permet notamment à nos clients d’adapter leurs stratégies pour les prochaines grandes réunions !

– Comment conseillez-vous vos commerciaux en matière de prospection commerciale ? Où leur préconisez-vous de trouver les bonnes informations sur leurs prospects ?

D’une manière générale, je dirais que les réseaux sociaux constituent une source d’information incontournable pour les commerciaux. LinkedIn permet par exemple d’avoir des informations up to date sur les personnes que l’on peut contacter et les décideurs d’une entreprise. En les recoupant avec Twitter, qui est énormément utilisé de façon corporate au contraire de Facebook, on peut être sûr de ne pas se tromper en initiant un contact. En utilisant bien les réseaux sociaux, on peut avoir une masse de matière première très intéressante.

– Selon vous, qu’est-ce qu’une bonne prospection ?

La prospection, c’est d’abord savoir reconnaître l’opportunité et le bon timing. Cela peut se faire en utilisant bien les informations dont nous venons de parler. C’est aussi avoir une référence : dire “je vous appelle de la part de M. Machin, avec qui j’ai travaillé sur tel projet” peut ouvrir de nombreuses portes… et quelques oreilles. Enfin, c’est beaucoup d’e-mails bien construits.

– Des e-mails bien construits, c’est-à-dire ?

Il y a une longueur à respecter selon de nombreuses études : 140 mots maximum. Si on dépasse cette longueur, le prospect ne rentre pas dans le texte. Il faut également bien travailler l’objet de son mail, qui doit être engageant. Il ne faut, enfin, pas oublier le call-to-action, c’est-à-dire ce qui va donner envie au prospect de vous contacter ou de se laisser convaincre.
Attention, je tiens à préciser que ce n’est pas parce que l’on parle de digital qu’il faut négliger le face to face. Ce type de rendez-vous “en vrai” est capital, en particulier à l’époque du numérique. C’est d’ailleurs un credo de PowerVote : sinon, nous aurions pu nous contenter de faire appel à des call-centers !

 

Crédit photo : Didier Moulin