Évolution du marché, innovations technologiques, positionnement de la concurrence : il y a différentes raisons qui obligent un commercial à effectuer un travail de veille. Gare cependant à ne pas perdre du temps sans être efficace ! Heureusement, il existe quelques règles à respecter pour réaliser une veille performante, et surtout des outils pour optimiser votre temps.

Dans quelles directions chercher ?

Sachez qu’il existe plusieurs domaines où la veille peut être utile, voire essentielle, comme le stipule Loïc Bodin (Sivva) :
concurrentielle : surveillance de l’actualité de vos concurrents, des brevets, de vos fournisseurs, etc.
sectorielle : s’intéresser au secteur économique de votre entreprise ;
technologique : suivre les aspects techniques et technologiques en lien avec l’activité de votre entreprise (brevets, logiciels…) ;
commerciale : vigilance sur la sortie et le lancement de produits commerciaux sur votre marché ;
juridique : intégrer les nouveaux dispositifs juridiques ou législatifs ;
e-réputation : être attentif à la perception de votre image de marque ou de celle de vos produits ;

En faisant l’analyse et la synthèse de l’ensemble de ces veilles, vous serez apte à concevoir une veille stratégique. Ayez en tête que cet exercice chronophage vous permet surtout de comprendre et d’anticiper les changements futurs dans votre domaine d’activité. Vous serez dès lors proactif et non systématiquement réactif ou suiveur.

Établir le processus de veille

En tenant compte de la norme AFNOR XP X 50-053, plusieurs étapes sont nécessaires pour élaborer une démarche de veille efficace :

1. Déterminer les axes de veille parmi les thèmes cités dans le paragraphe précédent ;
2. Cerner les informations susceptibles d’être pertinentes ;
3. Sélectionner les sources vers lesquelles se tourner (presses, magazines, blogs, etc.) ;
4. Collecter et trier afin d’éliminer les redondances ou les informations trop secondaires ;
5. Analyser et organiser en s’interrogeant sur ce que l’information nous apporte ;
6. Synthétiser et mettre en perspective pour structurer les conclusions à en retirer ;

Si le web s’avère un outil de veille rapide et peu coûteux, l’utilisation d’une méthodologie est plus que recommandée sous peine de crouler sous les contenus à consulter. N’hésitez pas à vous constituer un bookmark, véritable répertoire listant les sites à surveiller. Repérez ainsi les signaux faibles qui peuvent annoncer les futures tendances, et/ou détectez de potentielles menaces, notamment dans le cadre de l’e-réputation, pour maintenir votre image.

Fréquences de veille

En tant que commercial, vous savez mieux que quiconque que votre temps est précieux. Dois-je effectuer une surveillance dans tous les domaines ? A moins d’être un surhomme doté de pouvoirs de lecture et d’analyse dignes des plus gros processeurs du monde : non, c’est impossible ! Ciblez vos domaines en définissant une certaine fréquence, en fonction de leurs intérêts respectifs. Tout dépend aussi de votre budget et du personnel à votre disposition.

Notez qu’une veille ponctuelle permet de zoomer à un moment précis sur un sujet clairement défini. Ce procédé qui dresse un état des lieux se rapproche d’une étude de marché. Exemple : répondre à une question précise que se pose votre entreprise. La veille occasionnelle vise des thèmes-cibles à partir de sources déjà relevées. Exemple : en fonction de la saisonnalité.

Autre type de possibilité : la veille périodique. Il s’agit de caler votre surveillance en fonction d’événements récurrents. Exemples : bilan annuel, articles de presse, comptes-rendus de congrès, etc. Enfin, la veille permanente permet d’analyser les signaux faibles et les alertes pour anticiper les évolutions de l’environnement de l’entreprise.

Les outils à votre disposition

Lorsque les sources sont identifiées, la phase de collecte peut démarrer. Heureusement, fini le temps où il fallait scruter page après page. Désormais, plusieurs outils vous aident :

Annuaires et moteurs de recherche pour accéder à l’actualité généraliste des sites. Attention toutefois à la pertinence des informations ;
Logiciels de métamoteurs « off line » qui permettent de paramétrer des mots-clés, des recherches ciblées, des requêtes, voire des paramètres de fréquence de surveillance (quotidienne, hebdomadaires, mensuels, etc.) ;
– Recherche d’acteurs et/ou de thématiques : Twitter, Hashtagr, Google Trend, Hashtagify, Linkedin, Viadeo, etc.
Cartographie des acteurs : Bluenod, Gephi, etc.
Flux RSS : information automatiquement délivrée à l’utilisateur ;
– Systèmes d’alertes : e-réputation (Mention, Google Alerts), newsletter (Zapier), réseaux sociaux (SocialMention), etc.
Tableaux de bord : Hootsuite, etc. ;
Agrégateurs : plateformes personnalisables où l’on ajoute les sources d’informations de son choix (Scoop it, Netvibes, etc.).

En étant efficace dans votre veille, vous pouvez communiquer en interne comme en externe (blog, réseaux sociaux, newsletter), afin de devenir un acteur clé dans votre domaine d’activités, ce qui peut, en feedback, booster votre e-réputation !

 

Crédit photo : Pixabay / Markusspiske